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Réponses pour un temps de crise
« ENTRE NOUS PAS DE PROVOCATION, ENTRE NOUS PAS DE JALOUSIES. FRÈRES, LORS MÊME QUE QUELQU’UN SERAIT PRIS EN
FAUTE, VOUS, LES SPIRITUELS, REDRESSEZ-LE EN ESPRIT DE MANSUÉTUDE. » (GALATES 5,25-26).
Aucune crise ne peut trouver d’issue sans
la volonté conjointe des parties d’en sortir.
On ne peut régler un conflit dans la passion
et la précipitation, mais seulement dans le
respect du droit. Ce point est d’autant plus
important que le litige entre l’abbé Laguérie
et Mgr Fellay s’est cristallisé sur le droit de
faire appel, multiséculaire dans l’Église, sur
lequel l’un s’appuie tandis que l’autre, en
interne, le dénie.
Ce droit de la défense et du recours,
connu des Romains, fut étendu par l’Église
à toute la chrétienté. La pierre
d’achoppement du conflit tient à un profond
malentendu sur la nature d’un tel recours ou
d’un appel juridique, que les supérieurs
interprètent comme une atteinte à leur
autorité. Or c’est la décision du supérieur et
non sa personne ou son autorité qui font
l’objet d’un recours. Un tribunal jugerait en
appel la cause de l’abbé Laguérie, ses torts et
ses droits, et non celle du supérieur qui l’a
sanctionné.
La rumeur d’une résolution prochaine du
conflit ne doit pas tromper – pas plus que
celle de la retraite annoncée de Mgr Fellay
en 2006. Elles ont pour effet de temporiser,
de désarmer la demande du droit et de
détourner l’attention tout en masquant le
fond du problème : y-t-il un Droit au-dessus
de la hiérarchie de la Fraternité et qu’en estil
pour elle du sacerdoce, de la mission des
prêtres et du séminaire ? Seule la justice
rendue par un arbitrage équitable, comme le
veut le droit de l’Église, pourra rétablir la
confiance et permettre d’avancer sur ces
questions. Loin de tout esprit de vindicte, la
recherche d’une solution d’apaisement
requiert des supérieurs comme de leurs
subordonnés, humilité, vérité et charité.
L’enjeu du sacerdoce, but de la Fraternité
Que veut aujourd’hui la hiérarchie de la
Fraternité Saint-Pie X ? S’agit-il d’épurer
encore et encore, ou bien d’exercer le
sacerdoce et de le conférer largement pour le
salut du plus grand nombre d’âmes ? Quel
but missionnaire poursuit-elle en
sanctionnant et renvoyant des prêtres sans
qu’ils puissent se défendre, en limogeant ou
décourageant par grappes des séminaristes
zélés ? Quelles seront les victimes de la
prochaine “charrette”, selon l’expression de
l’abbé Celier sur Radio-Courtoisie ? L’abbé
de Cacqueray, le 22 août, expliquait aux
fidèles inquiets réunis au Prieuré de
Bordeaux qu’il n’y avait pas de problème à
Écône, puisqu’il fallait rechercher désormais
chez les prêtres plutot la quantité que la
qualité (merci pour les anciens) ; à l’appui,
il citait le diable en personne, comme parole
d’Évangile, qui avait “révélé” un jour au
Curé d’Ars que trois prêtres saints comme
lui suffiraient dans l’Église pour le mettre
totalement en fuite. Oubliant que le diable
« menteur et homicide » tentait ici l’orgueil
du saint, le supérieur de district, justifiait
gravement qu’on renvoie prêtres et
séminaristes ne satisfaisant pas à ce critère –
que lui-même pense remplir, on peut le
supposer.
Aucune société, même religieuse, ne peut
subsister en oubliant ses buts essentiels, car
elle travaille alors contre elle-même. Or la
définition du sacerdoce, but de la Fraternité
selon ses statuts, est ici en jeu. Voudrait-on
que le prêtre soit ordonné pour sa sainteté
religieuse personnelle plutôt que pour les
âmes ? Ce serait un déni de sa mission :
traditionnellement, le sacerdoce n’est pas
destiné au bien du prêtre, lequel est envoyé
comme médiateur (Héb.) auprès des âmes.
Comme le dit l’article 2 des Statuts (voir site
Internet d’Écône) : « La Fraternité est
essentiellement apostolique. » À la lumière de
cette crise, il apparaît que l’ensemble des
supérieurs de Suresnes et Menzingen se
distancient des statuts en justifiant la
philosophie de l’assèchement nécessaire et
du petit nombre, désespérante et stérile.
L’aspect « géopolitique » de la crise
D’aucuns parmi les fidèles s’inquiètent
que la hiérarchie, atteinte du syndrome de
Massada, dérive ainsi vers une nouvelle
« église des purs », n’obéissant qu’à elle-même
et sans Droit au-dessus d’elle ; d’autres
craignent qu’elle s’isole bientôt dans la lente
stagnation d’une incapable et rigide
suffisance ; d’autres enfin qu’elle vise à se
rapprocher de Rome et de l’épiscopat
français, ce qui ne va pas sans lâcher certaines
concessions, comme « faire taire l’abbé
Laguérie » et ses amis (lettre de l’abbé de
Cacqueray à Mgr Ricard, Pentecôte 2004) ;
ni sans se débarrasser des têtes pensantes en
France, connues pour leur critique
fondamentale de la liberté religieuse et de la
religion de Vatican II – on songe aux abbés
Guillaume de Tanouärn et Christophe Héry,
fer de lance de la défense doctrinale et
théologique de la Tradition et coorganisateurs
des Symposium de Paris, qui
rassemblent annuellement une soixantaine
de prêtres et de spécialistes pour fournir un
travail intellectuel de pointe sur la critique
de Vatican II.
Bien malin qui pourra fournir une
analyse exhaustive et définitive de la
situation et prédire l’avenir. Une telle
analyse, surnaturelle et remplie d’espérance,
devra préalablement répondre à deux
questions qui restent pendantes :
1- Comment se fait-il que les trois têtes
visées par les foudres épiscopales de Mgr
Fellay (abbés Héry, Laguérie, Tanoüarn) sont
justement celles mises à prix depuis
longtemps par une cotterie sédévacantiste
comme Louis-Hubert Remy ou d’autres,
voire certains prieurs de la Fraternité (voir
Sous la Bannière, Le Bachais et Aletheia n° 61).
2- Comment la Fraternité débarrassée des
têtes pensantes sur qui repose sa critique
française de Vatican II poursuivra-t-elle son
oeuvre de défense doctrinale de la Tradition,
face à la Rome conciliaire et face à
l’épiscopat français ? Devra-t-elle se mettre
à la remorque des dominicains d’Avrillé ?
L’abbé Laguérie, bouc émissaire
Quoiqu’il en soit, depuis le 29 juillet
2004, tout concourre à montrer que la
Fraternité n’échappe plus, ainsi que toute
société composée d’hommes, au processus
mimétique du bouc émissaire si bien
pointé par René Girard : la préoccupation
des chefs des prêtres se focalise contre deux
victimes choisies qu’elle accuse de “gêner”
la tranquillité des autres, à cause de leurs
“succès” ou de leurs “talents” (Lettre de Mgr
Fellay à l’abbé Héry, septembre 1999) ; un
certain centralisme ruine le principe de
subsidiarité : le prêtre se monte-t-il
entreprenant pour le salut des âmes ? il est
bientôt discrédité comme “personnel” et
“indépendant” ; l’un est accusé d’avoir
fomenté la crise interne sur le recrutement
à Écône, alors qu’il l’a seulement signalée ;
l’autre a pris sa défense juridique. On les
diffame dès lors et on les diabolise sans
relâche, en suscitant cette fois une crise
publique et médiatique autour de
Bordeaux, d’ampleur inouïe, dans le vain
espoir de masquer celle qui sévit autour des
séminaires, et de faire oublier les
tractactions sordides du 24 mai 2004 avec
le président des évêques de France.
Le titre du communiqué officiel de
l’abbé Lorans, résumant la conférence de
presse du 7 septembre 2004, focalise les
médias sur “L’Affaire Philippe Laguérie”.
Tout comme les interventions de l’abbé de
Cacqueray à Bordeaux les 22 et 29 août, ce
communiqué ne respire ni la justice ni le
respect. Il manifeste clairement la volonté
arrêtée de la hiérarchie d’entretenir la crise
autour d’un trio de prêtres, tout en leur
imputant l’ensemble de la situation
(séminaires compris), comme un bouc
émissaire chargé de tous les crimes contre
l’autorité, alors qu’il en va d’un problème
doctrinal grave sur la vocation et la
conception du sacerdoce, dont dépend la
fidélité de la Fraternité à l’esprit de son
fondateur, Mgr Lefebvre.
Par une faute injustifiable, Mgr Fellay
annonce d’abord à la presse, avant même
d’en avertir les intéressés, qu’il va renvoyer
trois prêtres (Figaro du 27 août). Celui qui
a donné l’alerte et crié “au loup” à propos
du recrutement des séminaristes se voit luimême
exécuté. Celui qui a pris sa défense,
l’abbé Héry, est sommairement éliminé le
premier. La version des “faits” présentés par
l’abbé de Cacqueray le 29 août à Bordeaux
et le 7 septembre à Paris, confirme cette
grande manoeuvre de diabolisation :
accablante pour les abbés Laguérie et Héry,
elle est truffée de contre-vérités et mêle les
procès d’intention aux interprétations les
plus subjectives.
Résoudre le débat juridique :
le droit canonique est-il aimable ?
Les échanges qui se multiplient sur
Internet montrent aujourd’hui que la
question juridique de l’appel et de la nullité
de la sanction infligée à l’abbé Laguérie,
épineuse et difficile, est loin d’être tranchée.
S’il devait y avoir débat, pourquoi la
hiérarchie y a-telle impliqué les fidèles et les
médias, alors qu’elle a refusé de le résoudre
en interne ? On ne peut que regretter
l’attitude arrêtée de Mgr Fellay, se refusant
à ouvrir toute voie de recours et à constituer
l’instance d’appel qui permettrait que soit
discutés et jugés sereinement entre prêtres,
sages ou juristes, les droits et les torts
éventuels de l’abbé Laguérie. Mgr Fellay a
violé le droit de la défense. Il a préféré
prendre à témoin les fidèles et toute la
presse et de jeter l’affaire sur la place
publique, constituant une sorte de tribunal
du peuple pour en appeler au lynchage des
abbés Laguérie, de Tanouärn et Héry. En
sortant du droit qui régit l’Église
universelle, la hiérarchie est également sortie
du bon sens, du droit naturel et du droit
civil, comme l’illustrent les voies de faits
commises au prieuré de Bruges et dans les
chapelles de Saintes et de Bordeaux, sur les
ordres de l’abbé de Cacqueray, et qui sont
passible du tribunal pénal. On n’emploie
pas des chiens et des vigiles pour virer des
prêtres et empêcher qu’ils célèbrent la
messe. Jamais vus du temps de Mgr
Lefebvre, de tels procédés sont révoltants,
illégaux et sentent le soufre.
Satan veut dire en hébreux
« l’Accusateur » et l’Apocalypse ajoute « de
nos frères » (Apoc. 12). En ces temps
douloureux pour tous au sein de notre chère
Fraternité, des calomnies très graves ont été
portées publiquement de façon fort
perverse, tant dans la presse qu’en chaire,
dans les chapelles et les églises de Saintes et
de Bordeaux, contre des prêtres dont
l’honneur est en jeu, et qui ne peuvent se
défendre selon le Droit sans être accusés de
« mutinerie », voire de « subversion ». Afin
de couper court à l’emballement des
passions qu’affolent les parti-pris bornés, les
procès d’intention et la presse à sensation,
il importe de revenir sereinement aux faits
et au droit, dans un souci de justice,
d’équité et de pondération.
Aymeric Chauprade
Mascaret remercie Aymeric Chauprade, docteur
Ès Science politique, directeur des études au Collège
Interarmées Défense, chargé de cours à Paris I, et à
l’Institut Saint-Pie X, de cette analyse “géopolitique” de
la crise. Il a publié dernièrement :
Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire, Ed. Ellipse, 2003 ;
Dictionnaire de géopolitique, Ed. Ellipse, 1999 (avec Fr.Thual).
L’abbé Coache subversif ?
L’ABBÉ COACHE, PRÉCURSEUR DU COMBAT DE LA TRADITION, DOCTEUR EN DROIT CANONIQUE, DANS SON OUVRAGE « LE
DROIT CANONIQUE EST-IL AIMABLE ? », NOUS RÉVÈLE À TRAVERS LE DROIT L’ESPRIT DE JUSTICE ET D’ÉQUITÉ, DE MISÉRICORDE
ET DE CHARITÉ DE L’EGLISE.
LA MANIÈRE ET L’ESPRIT DU DROIT
ADMINISTRATIF
« (…) Il faut voir comment sont
pratiquement organisés les rapports de
l’autorité et des inférieurs, et la façon dont
l’Eglise a voulu que soit maniée l’autorité.
C’est là une question de droit et nous
sommes dans la volonté de l’Eglise. L’Eglise
commande, elle est maîtresse, elle est royale ;
mais parce qu’elle veut l’obéissance et la
fidélité, elle a pris soin d’établir avec
précision les droits des uns et des autres,
droits des supérieurs puisqu’ils exercent leur
pouvoir, droits des inférieurs parce qu’ils
sont baptisés ou Prêtres et qu’ils contrôlent
des situations déterminées. Expliquonsnous
: l’Eglise toujours sage et maternelle
veut respecter dans les inférieurs la
personnalité humaine et le caractère
baptismal ou sacerdotal ; elle sait encore que
tout inférieur est plongé dans un système de
relations qui méritent beaucoup d’attention,
que ce soit la réputation pour un fidèle, la
direction d’une oeuvre ou d’une Paroisse
pour un Prêtre ; Elle ne veut pas, sauf
exceptions, considérer ses inférieurs comme
des mineurs (et même alors elle veille sur
leurs droits avec Justice et Charité). C’est
dans cet esprit qu’elle exige l’obéissance.
Ce n’est pas seulement un esprit mais
c’est un cadre. Le droit administratif est une
merveille d’équilibre, un magnifique
agencement de pouvoirs et de droits ; dans
ce cadre, tout est prévu autant que possible ;
le supérieur peut offrir, inviter, presser, exiger
selon les cas ; l’inférieur peut librement
réfléchir, garder l’avantage de certaines
situations, ou au contraire doit obéir, selon
ce que l’Eglise lui permet de faire ou selon
qu’elle l’oblige. Les rapports des uns et des
autres constitue pratiquement un véritable
“jeu administratif ” : d’une part une autorité
cordiale et bienveillante, émanant de la
Puissance même du Christ qui l’a fondée
directement ou indirectement (institution
de droit divin comme l’Episcopat, de droit
ecclésiastique comme la Curie romaine ou
diocésaine, autorité diocésaine), autorité
forte par conséquent et respectable
éminemment, d’autre part la portion
gouvernée du corps mystique, fidèles et
Prêtres à qui l’Eglise elle-même assure a
priori la faculté juridique et donc légitime
de faire valoir des droits réels et personnels,
selon des règles bien définies. Ainsi se trouve
sauvegardées la Justice et la pastorale, si bien
que pour une décision particulière de la
Hiérarchie, tout un ensemble d’échanges
peut amener le supérieur, soit à maintenir
son point de vue en connaissance de cause,
soit le modifier pour le plus grand bien
finalement de sa propre communauté. C’est
l’opposé de l’arbitraire.
Ces rouages de l’administration sont
exposés dans le Code : monitions nécessaires,
qualités requises, prérogatives, recours,
processus à observer. Il faut bien les
connaître car cela peut paraître paradoxal, il
facilite merveilleusement la mission de la
Hiérarchie, des Ordinaires par exemple. La
vie présente des situations tellement variées ;
quand on applique le droit, tout devient
simple et l’autorité règle avec aisance et
justice les cas les moins faciles. Quant aux
inférieurs, leur obéissance s’en trouve
facilitée, dans le cadre de rapports filiaux et
déférents.
Discussions juridiques et bienveillance ne
s’excluent pas au contraire, injustice et
cordialité doivent toujours s’exclure ».
(Pages 135-136)
LE DROIT JUDICIAIRE
« Ces deux qualités, objectivité et
impartialité viennent de l’organisme même
du droit judiciaire et de ses méthodes. Si le
pouvoir hiérarchique (pontifical, épiscopal)
est à la fois exécutif et judiciaire, de fait,
l’Eglise a veillé avec un soin particulier à ce
que l’exercice du pouvoir judiciaire soit
indépendant de l’exercice du pouvoir
exécutif ou administratif, de telle sorte que
le supérieur hiérarchique ne soit pas le
moins du monde tenté de partialité, soit en
faveur d’un inférieur, soit en faveur de
l’autorité elle-même. Il y a de facto
séparation de pouvoirs comme nous le
verrons ».
(Page 181)
« Les supérieurs hiérarchiques remettent
leurs pouvoirs entre les mains de juges ayant
pouvoir ordinaire, exerçant leur fonction en
toute indépendance. C’est l’esprit même du
droit ».
(Page 183)
« Lorsqu’un tribunal est saisi d’une cause,
et dès qu’il s’est déclaré compétent, le procès
se déroule mathématiquement dans une
indépendance totale par rapport au supérieur
hiérarchique, et jamais un Evêque ne
pourrait reprocher à un Official sa sentence,
son jugement de fond, même si l’autorité
administrative apparaît perdante ».
(Page185)
COMMENTAIRE DU NOUVEAU DROIT
DE 1983 :
« Une originalité dans ces quelques
canons : la conférence des évêques peut
décider que soit constitué dans chaque
diocèse ou organisme un conseil dont la
charge serait de rechercher des solutions
équitables en cas de conflit , canon 1733 ;
Très bien, mais alors qu’on veille à ce que ce
conseil soit tout à fait et moralement
indépendant de l’Evêque ».
(Page 313)
RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL
Des sanction injustes furent prises à
l’encontre de l’Abbé Coache, alors Curé de
Montjavoult, de la part de son Evêque, Mgr
Desmazières en 1969.
L’abbé Coache raconte : « Fin juin, Mgr
Desmazières entama une procédure de
destitution. En droit canonique, une telle
mesure est soumise à des règles très précises
car un curé est plus ou moins inamovible ;
mais les conditions mises par le droit à la
validité de la destitution ne furent pas
respectées : citation de témoins suspects (le
maire, l’adjoint et un conseiller municipal,
tous très hostiles à l’accusé !), non respect
des délais juridiques nécessaires, décision
prise sans avoir reçu les raisons de l’intéressé,
etc.
Néanmoins le décret de destitution fut
porté le 4 juillet 1969. Le Curé de
Montjavoult fait appel à Rome ; cet appel
est juridiquement suspensif, en ce sens
qu’aucun supérieur ne peut être nommé,
avec le titre de Curé, à la Paroisse, tant que
Rome n’a pas approuvé la destitution.
Malgré cela, l’Evêque décide de venir
installer canoniquement le nouveau Curé le
21 septembre »
(Page 67)
(…) « devant un tel exemple, on ne
peut, si on aime le sauveur, qu’accepter
sereinement l’injustice et la méchanceté,
même venant d’amis ou de nos supérieurs »
(Page 72)
(Abbé Coache, Le Combat de la Foi,
éditions de Chiré, 1993)
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